El taller del coleccionista
ROFER (ROBERTO FERNÁNDEZ) | DERRIÈRE LE RIDEAU (CHRONIQUE SOVIÉTIQUE) | ILLUSTRATION ORIGINALE DE PRESSE | TECHNIQUE MIXTE
ROFER (ROBERTO FERNÁNDEZ) | DERRIÈRE LE RIDEAU (CHRONIQUE SOVIÉTIQUE) | ILLUSTRATION ORIGINALE DE PRESSE | TECHNIQUE MIXTE
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ROFER (ROBERTO FERNÁNDEZ) | DERRIÈRE LE RIDEAU (CHRONIQUE SOVIÉTIQUE) | ILLUSTRATION DE PRESSE ORIGINALE | TECHNIQUE MIXTE
Une œuvre de journalisme graphique qui capture, avec l’ironie et la rapidité du véritable illustrateur, l’atmosphère de secret qui régnait derrière le rideau de fer.
HISTOIRE ET ANALYSE CURATORIALE
Le reporter graphique Roberto Fernández « Rofer » (1927–2020) fut l’un des grands illustrateurs de la presse espagnole du XXe siècle. Sa plume agile documenta l’actualité dans des titres historiques tels que ABC ou Blanco y Negro. Cette œuvre n’est pas un tableau de cabinet ; c’est une illustration originale conçue pour être reproduite (probablement comme tête de rubrique, couverture de reportage ou illustration de livre). Le titre manuscrit « TRAS EL TELÓN.. » fait une référence sans équivoque au « rideau de fer » et à l’Union soviétique de la guerre froide.
Analyse visuelle : le regard de l’espion La composition est théâtrale et narrative. Un personnage masculin — probablement un alter ego du journaliste ou de l’artiste lui-même — coiffé de la caractéristique chapka en fourrure (ouchanka) et portant des lunettes, écarte de lourds rideaux bleus pour prendre des notes. Son regard, directement tourné vers le spectateur, nous rend complices de ce qu’il observe et enquête.
À l’arrière-plan, Rofer place l’icône par excellence de Moscou : les coupoles bulbeuses de la cathédrale Saint-Basile-le-Bienheureux, rendues par des traits d’encre rapides et des taches de couleur qui suggèrent l’architecture sans s’attarder sur les détails académiques. La technique est mixte : aquarelle ou lavis pour les grandes masses colorées (les rideaux, les vêtements), et encre de Chine ou feutre pour souligner les contours d’un graphisme nerveux et efficace, propre à celui qui travaille contre la montre de l’imprimerie.
POURQUOI CETTE ŒUVRE EST-ELLE UNE OCCASION À SAISIR ?
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Document d’époque : Au-delà de sa valeur esthétique, il s’agit d’un témoignage de la géopolitique du XXe siècle vue à travers la presse espagnole. L’œuvre capture le mystère et la fascination qu’exerçait l’URSS.
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Grand format : Avec près de 70 cm de hauteur, cette illustration possède des dimensions exceptionnellement grandes, ce qui lui confère une présence murale bien supérieure à celle d’une vignette de presse habituelle.
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Originalité : Comme il s’agit de l’original (et non d’une impression), on peut apprécier les traits du crayon sous-jacent, la fraîcheur de l’aquarelle et le lettrage manuel du titre, autant d’éléments qui disparaissent lors de la reproduction imprimée.
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Signature culte : Rofer est une référence pour les collectionneurs d’illustration et de bande dessinée classique espagnole.
FICHE TECHNIQUE
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Auteur : Rofer (Roberto Fernández, 1927–2020).
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Titre / Thème : Derrière le rideau (Journaliste à Moscou).
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Année/Époque : Vers 1970-1980.
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Technique et support : Technique mixte sur carton.
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Dimensions : 69,5 x 49,5 cm.
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Signature : Signée « Rofer » à la verticale, dans la zone centrale gauche. Titre manuscrit dans la partie supérieure droite.
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État de conservation : Acceptable. L’image centrale et les couleurs sont en excellent état, vibrantes et fraîches. Des taches d’oxydation (foxing) et des salissures sont visibles dans la marge droite, en dehors de l’illustration principale, typiques du papier utilisé dans les ateliers de presse.
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Garantie d’inspection : Retour garanti sous 14 jours pour examiner l’œuvre en personne.
LA NOTE DE L’ATELIER
Cette œuvre m’amuse autant qu’elle me fascine. Elle possède cette qualité cinématographique des films d’espionnage des années 1970. Rofer avait une capacité unique à caractériser les personnages en quatre traits ; observez l’expression du journaliste, mélange de curiosité et de prudence. C’est une œuvre parfaite pour un bureau ou une bibliothèque, car elle évoque l’enquête, le voyage et l’histoire. Ce n’est pas seulement un dessin, c’est une chronique.
